Tunisie–RDC : le TABC et l’ISIPA misent sur l’éducation et le numérique pour bâtir de nouvelles passerelles africaines
Une nouvelle alliance entre Tunis et Kinshasa autour du savoir et des compétences

Le Tunisia Africa Business Council (TABC) et l’Institut Supérieur d’Informatique, Programmation et Analyse (ISIPA) de la République démocratique du Congo ont franchi une nouvelle étape dans le rapprochement entre la Tunisie et la RDC avec la signature d’une convention de partenariat consacrée à l’enseignement supérieur, à la formation et au numérique. À travers cet accord, les deux institutions affichent leur volonté de construire une coopération durable fondée sur le partage des connaissances, la circulation des compétences et le développement de projets communs dans des secteurs considérés comme essentiels pour l’avenir des économies africaines.
Cette initiative intervient dans un contexte où les relations entre les pays africains tendent de plus en plus à dépasser le cadre traditionnel des échanges commerciaux pour intégrer des dimensions liées à la formation, à l’innovation, aux technologies et au développement du capital humain. En plaçant l’éducation et le numérique au cœur de cette nouvelle coopération, le TABC et l’ISIPA entendent ainsi créer des passerelles capables de rapprocher les universités, les professionnels, les entreprises et les jeunes talents des deux pays.
Mobilité étudiante et programmes conjoints : rapprocher les systèmes de formation
La convention prévoit notamment le développement des échanges d’étudiants et de la mobilité académique entre la Tunisie et la République démocratique du Congo, ouvrant ainsi la voie à une circulation accrue des connaissances et des expériences. La mobilité constitue en effet un levier important pour permettre aux étudiants de découvrir d’autres environnements académiques, d’élargir leurs compétences et de développer des réseaux professionnels à l’échelle africaine.
Les deux partenaires prévoient également la mise en place de formations et de programmes conjoints, ainsi que le partage d’expertises et d’expériences entre établissements et professionnels. L’objectif affiché est de favoriser une coopération qui ne se limite pas à des échanges institutionnels, mais qui puisse progressivement déboucher sur des initiatives concrètes dans le domaine de la formation et de la transmission des compétences.
Le numérique au centre d’une coopération tournée vers les nouveaux métiers
L’un des axes majeurs de ce partenariat concerne les technologies de l’information, le numérique et les nouvelles technologies, des domaines qui occupent une place croissante dans les stratégies de développement et d’employabilité. La coopération entre le TABC et l’ISIPA ambitionne ainsi de rapprocher les compétences académiques des besoins d’un marché du travail en pleine transformation.
Dans ce cadre, le développement de collaborations technologiques peut également contribuer à créer de nouvelles opportunités pour les jeunes diplômés, les professionnels et les porteurs de projets. Le rapprochement entre les écosystèmes académiques et technologiques des deux pays constitue ainsi un axe important de la convention, avec l’ambition de favoriser l’émergence de compétences capables d’accompagner la transformation numérique des économies africaines.
Anis Jaziri et les responsables de l’ISIPA réunis autour d’une même vision
La convention a été signée en présence de M. Anis Jaziri, président du TABC, et de M. Ekanda Odimba, président de l’ISIPA, ainsi que de M. Slaheddine Hellara, responsable du Pôle Éducation & Formation du TABC, et de M. Thierry Ilunga, secrétaire général de l’ISIPA.
La présence des responsables des deux institutions traduit la volonté de donner à cette coopération une dimension institutionnelle structurée. Pour le TABC, l’éducation, la formation et le développement des compétences constituent désormais des composantes importantes de la coopération économique avec le continent africain, dans une logique où le développement des relations entre les pays passe également par la formation des générations appelées à porter les futurs projets économiques et technologiques.
De l’université à l’entreprise : créer des passerelles vers l’emploi
Au-delà des échanges académiques, la convention ambitionne également de créer des passerelles entre les écosystèmes académique, technologique et entrepreneurial des deux pays. Cette orientation est particulièrement importante dans un contexte où l’enjeu de l’employabilité des jeunes occupe une place centrale dans les politiques de développement en Afrique.
Le rapprochement entre les établissements de formation et le monde entrepreneurial peut permettre de mieux connecter les compétences développées dans les universités aux besoins réels des entreprises. Il ouvre également la possibilité de favoriser l’émergence de projets innovants, de renforcer l’expérience professionnelle des jeunes et de créer des réseaux de coopération susceptibles de dépasser les frontières nationales.
Le capital humain, nouvel axe de la coopération économique africaine
À travers ce partenariat, le TABC entend inscrire l’éducation, la formation et le développement des compétences parmi les axes structurants de la coopération économique entre la Tunisie et l’Afrique. Cette approche repose sur une réalité de plus en plus présente dans les stratégies de développement : les infrastructures et les investissements économiques ne peuvent produire pleinement leurs effets sans disposer de compétences humaines capables de les accompagner et de les développer.
Le partenariat avec l’ISIPA s’inscrit ainsi dans une vision où la coopération économique africaine peut également se construire à travers les universités, les centres de formation, les experts, les ingénieurs, les entrepreneurs et les jeunes talents. L’objectif annoncé est de favoriser l’émergence de projets concrets, structurants et durables, notamment au service de la jeunesse, de l’employabilité et du développement du capital humain africain.
Tunisie–RDC : une coopération qui mise sur la jeunesse et l’innovation
La signature de cette convention entre le TABC et l’ISIPA marque donc une nouvelle étape dans le développement des relations entre la Tunisie et la République démocratique du Congo, avec une attention particulière accordée aux secteurs de l’enseignement supérieur, de la formation et du numérique.
Plus qu’un simple accord institutionnel, le partenariat entend établir un cadre permettant de former, connecter et développer les compétences, en rapprochant les acteurs académiques, technologiques et économiques des deux pays. À travers cette dynamique, Tunis et Kinshasa cherchent à renforcer les échanges de savoir-faire et à créer de nouvelles opportunités pour leur jeunesse, dans la perspective d’une coopération africaine davantage fondée sur la connaissance, l’innovation et la valorisation du capital humain.
Former, connecter et développer les compétences : une ambition qui place le savoir et le numérique au cœur des passerelles que la Tunisie entend construire avec l’Afrique de demain.



